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Accessibilité financière aux soins de santé (février 2014)

Les politiques menées ces 10 dernières années ont permis de diminuer la facture des soins de santé pour la population en général. Pourtant, des problèmes subsistent : en 2013, 1 personne sur 5 en Wallonie a reporté ses soins ou y a renoncé, par manque de moyens financiers, alors qu’elle en avait besoin. Solidaris - Mutualité Socialiste dresse le bilan et fixe ses priorités en matière d’accessibilité aux soins.  

1. Quel bilan ?

« Les plus » :

  • La part privée des dépenses de soins de santé n’a pas augmenté ces 10 dernières années. En 2011, la Belgique a consacré 10,5% de son PIB aux dépenses de soins de santé. L’essentiel (75,9%) est pris en charge par les pouvoirs publics. Les 24,1% restants sont financés soit via des assurances complémentaires soit directement via le budget des ménages.
  • Les coûts à charge des patients ont été réduits pour certaines dépenses importantes : diminution de 45% d’un séjour à l’hôpital en chambre à 2 lits ; réduction de 15,6% du prix moyen des médicaments remboursés ; diminution de 13,3% du coût du matériel médical à l’hôpital ; suppression des tickets modérateurs sur les soins dentaires préventifs pour les moins de 18 ans…
  • L’accessibilité financière des ménages à faible revenu, des malades chroniques ainsi que des travailleurs indépendants a été améliorée. Le Maximum à Facturer, l’intervention majorée ont été étendus progressivement à d’autres catégories de population. Aujourd’hui, 23,4% de la population bénéficie du statut BIM, contre 15,6% en 2002.

« Les moins » :

  • La part du financement privé des dépenses de santé en Belgique reste supérieure à celle observée dans la plupart des pays européens.
  • Parmi les 9,4 milliards de dépenses de santé (sur un total de 38,9 milliards) financées par les ménages, il y a des coûts liés à des soins de première nécessité : soins dentaires, matériel médical à l’hôpital, psychothérapie, lunettes, certains médicaments…
  • Le phénomène de report/renoncement à des soins de santé reste interpellant. En 2013, 1 personne sur 5 en Wallonie a reporté ou renoncé à des soins alors qu’elle en avait besoin.

2. Qui reporte/renonce à des soins de santé ? Quel type de soins ?

Réalisée en avril 2013 auprès de 2.625 affiliés wallons, notre enquête a révélé ces enseignements suivants :

  • En 2013, 1 personne sur 5 (21,4%) en Wallonie a reporté/renoncé à des soins pour des raisons financières, alors qu’elle en aurait eu besoin.
  • Les femmes (24,9%), les familles monoparentales (44,3%), les adultes âgés entre 18 et 45 ans (1 personne sur 3), les groupes sociaux les plus faibles (26%) sont les catégories les plus touchées.
  • Plus de 4 parents isolés sur 10 reportent/renoncent à des soins de santé. Au sein des familles monoparentales qui ont reporté/renoncé à des soins, les enfants sont relativement moins touchés (16,1% contre 22,1% pour les familles en couple).
  • Les médicaments sont le 1er poste de dépenses reportées (32,9%), viennent ensuite les soins dentaires (22,9%) et les consultations chez le médecin généraliste (22,8%).
  • Parmi les plus de 60 ans, seulement 7,1% reportent/renoncent à des visites chez le spécialiste. Mais, 14,8% ont dû reporter/renoncer à une hospitalisation.
  • Les couples avec enfants sont ceux qui renoncent/reportent le moins l’achat de médicaments (22,2% contre 33%).
  • 12% des personnes interrogées ont déclaré avoir reporté/renoncé à des médicaments prescrits par le médecin. Les femmes (14,7%), les familles monoparentales (26,7%) sont à nouveau les plus touchées. Les plus de 60 ans sont les moins concernés (5,8%) par ce phénomène.

3. Investir dans l’Assurance Maladie obligatoire : un choix de société

Face à ces constats, il est essentiel, pour Solidaris - Mutualité Socialiste, d’investir dans l’assurance obligatoire. Parce qu’elle n’exclut personne, parce qu’elle coûte moins cher aux citoyens, parce qu’elle est plus efficace, parce qu’elle génère des emplois et profite à l’économie, l’Assurance Maladie obligatoire est le meilleur choix pour couvrir les coûts inévitables en soins de santé.

4. Priorités de Solidaris - Mutualité Socialiste

Priorité 1 : Améliorer le remboursement par l’assurance obligatoire des coûts inévitables en soins de santé (soins dentaires, soins de santé mentale…).
Pour financer cet investissement, Solidaris – Mutualité Socialiste propose notamment : une plus grande contribution des revenus du capital financier mobilier et immobilier ; l'optimisation de la perception des cotisations sociales sur les différents types de revenus et rémunérations ; la suppression des avantages fiscaux qui ne favorisent pas suffisamment l’emploi et l’économie.

Priorité 2 : Renforcer le contrôle et la transparence des prix et des suppléments facturés aux patients.
Concrètement, Solidaris – Mutualité Socialiste propose notamment de :

  • supprimer les suppléments d’honoraires en chambre commune et à deux lits en hôpital de jour et les plafonner en chambre particulière ;
  • accorder au patient le droit d’obtenir un devis pour son séjour dans une chambre particulière ;
  • mettre en place un contrôle des prix dans les maisons de repos.

Priorité 3 : Réduire encore la facture des médicaments dans le budget du ménage.
Concrètement, Solidaris – Mutualité Socialiste propose notamment de :

  • rendre obligatoire la prescription sous le nom de la molécule (DCI) et pas sous le nom de marque pour les traitements aigus et lors de l’initiation d’un traitement chronique ;
  • étendre le remboursement préférentiel des contraceptifs à toutes les femmes bénéficiant de l’intervention majorée, quel que soit leur âge.

Priorité 4 : Faciliter l’accessibilité aux droits en assurance maladie.
Concrètement, Solidaris – Mutualité Socialiste propose ainsi d’élargir l’octroi automatique du statut BIM aux familles monoparentales socialement défavorisées.


Téléchargez notre étude "Report ou renoncement à des soins de santé (pdf, 1.2 Mo)"