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Pro Santé

La pauvreté a augmenté plus vite en Belgique que dans l’OCDE (07/04/2014)

​Selon l’OCDE, la pauvreté a augmenté plus rapidement en Belgique que dans l’ensemble de ses pays membres. Cela a pour effet d’accroître sensiblement les dépenses sociales publiques. Le rapport souligne la nécessité pour les gouvernements de cibler les dépenses sociales et les investissements sur ceux qui en ont le plus besoin.

Dans son dernier rapport  « Panorama de la société 2014 », l’OCDE a comparé une série d’indicateurs sociaux de tous ses pays membres avant la crise et en 2013.

En Belgique, si le taux de risque de pauvreté (9,7%) reste inférieur à la moyenne OCDE (11,3%), il a augmenté proportionnellement plus vite que dans l’ensemble des pays depuis 2008. Les dépenses sociales publiques ont, par conséquent, connu une augmentation sensible : en 2013, elles représentent 30,6% du PIB (+4 points de pourcentage). Par ailleurs, la dépense de santé par habitant (en parité de pouvoir d’achat) est passée de 3.100 $ à 4.100$ en cinq ans, ce dernier chiffre étant de 3.300$ au niveau de la moyenne OCDE.

Le taux de chômage est passé de 8,1% à 8,6%. Cette hausse est cependant moins marquée en Belgique que dans l’ensemble des pays membres de l’OCDE où  le taux de chômage est passé de 5,9% à 9,1%. Les jeunes sont davantage touchés : un jeune sur quatre n’a pas d’emploi. 

Dans la plupart des pays membres de l’OCDE, les dépenses publiques en faveur des allocations de chômage, des prestations d’invalidité et des allocations familiales ont augmenté dans les premiers temps de la crise. Aujourd’hui, ces secteurs se retrouvent  sous pression.

Le rapport souligne que les inégalités de revenus et les fractures sociales risquent de s’aggraver et se pérenniser si les gouvernements n’agissent pas rapidement pour apporter un soutien accru aux plus vulnérables, en ciblant les dépenses sociales et les investissements sur ceux qui en ont le plus besoin. Les gouvernements doivent envisager toutes nouvelles coupes dans les dépenses sociales avec beaucoup de prudence, au risque de mettre à mal la cohésion sociale future. Ainsi, les coupes indifférenciées dans les transferts sociaux sont à éviter.

Leila Maron