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Pro Santé

Assainir les finances publiques : la réduction des dépenses de soins de santé à éviter (12/06/2014)

Dans un récent rapport, la BNB examine les instruments budgétaires envisageables pour le retour à la viabilité des finances publiques. Elle préconise d’éviter un assainissement budgétaire basé sur la réduction des dépenses de soins de santé vu les effets induits sur l’économie et l’égalité de revenus.

La crise financière et économique a sensiblement dégradé les finances publiques dans la plupart des pays développés. Cela a eu comme conséquence de creuser les déficits budgétaires et les dettes publiques de ces pays. Ces derniers ont donc dû consentir d’importants efforts d’ajustement budgétaire. Mais, le retour à une situation de finances publiques viables implique d’autres efforts à venir.

Dans un récent rapport, la Banque nationale de Belgique (BNB) examine les instruments budgétaires envisageables pour y parvenir. Elle s’appuie sur une analyse de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) classant les dépenses et recettes publiques en fonction de leur impact (positif ou négatif) sur la croissance économique. Ainsi, à long terme, les efforts d’assainissement budgétaire basés sur des réductions de dépenses (hormis les investissements) sont plus favorables pour la croissance économique que ceux basés sur une augmentation des recettes publiques. L’effet à court terme des mesures de consolidation sur l’activité économique peuvent toutefois être limités, voire défavorables. Vu l’ampleur de l’effort budgétaire à consentir, la BNB souligne qu’il conviendrait également d'améliorer la perception des recettes.

Pour la Belgique, la BNB préconise :

  • Un assainissement des finances publiques reposant sur un ralentissement de la croissance des dépenses primaires, en forte augmentation par rapport au PIB ces dernières années.
  • La maîtrise et l’efficience des dépenses publiques doivent encore être renforcés à tous les niveaux de pouvoir (fédéral, communautés, régions et pouvoirs locaux) pour permettre de respecter les engagements européens en matière d’assainissement de ses finances publiques (14 milliards d’économies à réaliser d’ici 2017).
  • L’assainissement budgétaire doit tenir compte de l’impact de certaines dépenses sur la croissance, le développement durable de l’économie et la réduction des inégalités sociales.
    Ainsi :
    • La réduction des investissements publics, des dépenses de soins de santé (qui ont évolué plus modérément ces dernières années que les dépenses de pensions et d’indemnités de maladie-invalidité) et d’enseignement doit être de préférence évitée, sous peine de miner la croissance. Par exemple, à long terme, la réduction des dépenses de soins de santé est néfaste pour l’activité économique mais également pour l’égalité de revenus.
    • Les dépenses destinées à encourager la participation au marché du travail doivent être favorisées : le travail soutient l’économie et il constitue la meilleure garantie contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
    • Enfin, les dépenses d’investissement et en recherche et développement doivent être stimulées car elles ont un impact positif sur la croissance.


Plus d’info : Rapport BNB – Les dépenses publiques constituent-elles la clé d’un assainissement réussi ?

Leila Maron