Pro Santé

Vaccination contre la Covid-19, Solidaris vous informe

VACCINATION COVID​
Vous pouvez vérifier si vous êtes sur la liste des personnes prioritaires en consultant le site www.myhealthviewer.be.


La question de la vaccination contre la Covid-19 est aujourd’hui sur toutes les lèvres. Mais elle suscite des interrogations, éveille nos peurs, nos hésitations parfois… au point de la craindre parfois plus que la maladie qu’elle traque !

Vous informer au mieux, c’est le défi que Solidaris et ses partenaires relèvent !

D'ailleurs, le Service Promotion de la Santé vous propose une Foire Aux Questions​​ pour répondre à toutes vos interrogations sur la campagne de vaccination. 

 




  • Le VRAI-FAUX sur les vaccins contre la covid

​Qui dit vaccination dit suppression des gestes barrières et des mesures d'hygiène​

FAUX ! 

La vaccination est un dispositif complémentaire aux mesures de protection qui devront persister encore un certain temps et ce pour plusieurs raisons :
- le vaccin ne protège pas immédiatement après son administration ;
- l’ensemble de la population ne sera pas vaccinée au même moment ;
- la durée de protection n’est pas encore scientifiquement établie ;
- si la personne vaccinée est mieux protégée, on ne sait pas encore dans quelle mesure elle peut encore transmettre le virus à d’autres qui seraient sans protection. La contagiosité d’une personne vaccinée est en cours d’étude.

Face à ces incertitudes, conserver le port du masque, les mesures d’hygiène et la distanciation physique est donc essentiel !

​Les vaccins à ARN messager ne modifient pas l'ADN de nos cellules

VRAI ! 

L’ARN-m permet à notre corps de fabriquer une partie du virus qui va être reconnue comme étrangère et stimuler une réponse immunitaire. Après la vaccination, les particules du vaccin qui contiennent l'ARN-m sont rapidement absorbées par les cellules du corps. L'ARN-m ne peut pas atteindre le noyau de nos cellules, où se trouve notre ADN qui n'est donc pas modifié ou endommagé. L'ARN-m est rapidement décomposé/évacué par notre corps.

Des vaccins trop rapidement développés

FAUX ! 

Face à la gravité de la pandémie, le monde scientifique s’est mobilisé et a partagé très vite des informations sur les caractéristiques du virus. Dans le même temps, des financements publics et privés ont rapidement donné les moyens nécessaires pour la recherche, les essais cliniques et la production. Ainsi, les différentes étapes, qui généralement se succèdent, ont pu être réalisées en même temps. Tous les tests destinés à mesurer l’efficacité et la sécurité des vaccins ont été strictement maintenus et même augmentés. Par exemple, pour les vaccins de Pfizer et Moderna, le nombre de personnes impliquées dans ces études cliniques a été bien plus important (plus de 70.000 personnes) que pour les vaccins habituels (minimum 3.500 personnes).

  • 7 question à Emmanuel André et Marius Gilbert
Deux des experts les plus médiatisés de cette crise se joignent à Solidaris afin de mieux vous informer.

La vaccination, une baguette magique ?
Emmanuel André (E.A) : Des baguettes magiques, il n’y en a pas beaucoup… Mais sur base de l’observation des études cliniques et des premiers pays qui ont déjà vacciné massivement, on constate que la vaccination a un impact réel sur la propagation du virus et sur les hospitalisations.

Est-ce la seule alternative ?
Marius Gilbert (M.G) : Non mais les autres ne sont pas très convaincantes. C’est la seule qui nous permet d’envisager de reprendre une vie normale. Il faudra garder certaines précautions, je pense notamment aux gestes barrières. Mais clairement, la vaccination va permettre de limiter l’impact de la crise et donc de supprimer une série de mesures restrictives ! Maintenant, il est difficile de savoir jusqu’où nous pourrons aller, tout dépendra de l’efficacité de la vaccination et de la couverture vaccinale. Mais je suis convaincu qu’elle représente un instrument essentiel.

Pourquoi ne pas vacciner que les personnes à risques ?
E.A : Il y a deux raisons à cela. La première, si nous laissons l’épidémie flamber, il y aura toujours des personnes qui devront être hospitalisées et donc on n’écarte pas entièrement la pression qui pèse sur les hôpitaux. Autre élément, ce virus mute, il échappe à tous les mécanismes que nous mettons en place pour le contrer. Au plus nous le laissons circuler, au plus il a d’opportunités de se perfectionner et de s’adapter. En vaccinant également la population active, nous évitons qu’une fois infectées, ces personnes ne soient des tremplins, des chaînes de transmission. Elles deviennent alors des « culs de sac ». Et si nous parvenons à avoir suffisamment de « culs de sac » dans tout ce maillage qu’est notre société, le virus s’éteindra de lui-même.

Que dire quant à la crainte des effets secondaires à long terme ?
E.A : Il faut être honnête, nous avons encore peu de recul et donc nous devons continuer à les observer. Mais nous pouvons être rassurants quant aux éventuels effets secondaires car c’est dans les premières heures, les premiers jours et au maximum dans les premières semaines après l’administration d’un médicament ou d’un vaccin que nous les constatons. Au-delà, le risque de développer des complications tombe quasiment à zéro ! Cela ne signifie pas qu’il n’y aura jamais aucun problème mais cette faible probabilité ne justifie pas que l’on remette en question la vaccination.

La vaccination, une histoire de gros sous ?
E.A : Ces dernières décennies, notre société a fait le choix de confier toute la production de médicaments et de vaccins aux multinationales. Aujourd’hui, nous devons faire avec car nous n’avons pas d’autres solutions. Cependant, cela ne nous empêche pas de remettre ce modèle en question. Face à l’urgence, éthiquement et moralement, ces firmes pharmaceutiques ont-elles le droit de maintenir des brevets qui retardent l’accès aux vaccins pour toute une partie de la population ? Cette notion de brevet protège l’innovation, ce n’est a priori pas négatif, mais aujourd’hui, c’est un frein !

Quel est l'enjeu de cette campagne par rapport à l'hésitation légitime que certains manifestent ?
M.G : Il n’y a pas de solution miracle, il faut expliquer, informer encore et encore ! Il faut pouvoir présenter des réponses argumentées face aux grandes craintes liées par exemple à la sécurité du vaccin ou aux effets secondaires. Et je pense que l’effet d’entrainement est assez intéressant… Quand on voit certaines personnes se faire vacciner et que tout va bien, cela rassure et c’est ce qui est en train de se passer. 

La vaccination a pour objectif de contrer le virus mais elle contribue aussi à lutter contre les dommages collatéraux de la Covid. Quels sont ceux qui vous inquiètent le plus ?
M.G : Du côté de la santé physique, malgré le fait que les hôpitaux restent accessibles, je pense que beaucoup de gens hésitent à s’y rendre. Nous constatons des retards de diagnostic sur toute une série de maladies, je pense notamment aux cancers.

E.A : En plus de la santé physique, de nombreux citoyens éprouvent des difficultés au niveau de la santé mentale, de l’équilibre familial ou encore des soucis économiques. Énormément de gens se trouvent aujourd’hui dans des contextes plus difficiles qu’il y a un an. Ma crainte est de ne pas parvenir à les ramener à bord, à flot. Ce n’est pas parce que nous nous fatiguons des mesures que la situation est moins grave. Il faut retrouver une liberté de contacts, nous avons besoin de libérer les blocages qui pèsent sur la société. Et le vaccin est le moyen de rouvrir ces portes dans la confiance.

  • La vaccination ou comment sortir de la crise ?
​La communauté scientifique est unanime : la vaccination représente l’espoir de sortir de la crise. C’est une bonne nouvelle mais concrètement, quel est le principe même de la vaccination ?

Un vaccin, c’est un médicament préventif destiné à éviter une maladie. Il contient une faible quantité de microbe, mort ou affaibli, qui va inciter notre système de défense (le système immunitaire) à réagir sans provoquer la maladie.

Se faire vacciner, c’est donc introduire dans l’organisme un microbe rendu inoffensif. Ce microbe ne rend pas réellement malade mais le système immunitaire réagit en produisant des défenses spécifiques (les anticorps) pour le combattre.

Si, par la suite, on est infecté par le vrai microbe, nos défenses immunitaires le reconnaissent et le neutralisent avant que la maladie ne se développe. C’est ce que l’on appelle la mémoire immunitaire. Parfois, il y a une protection à vie. Parfois, la quantité d'anticorps diminue au fil du temps et il faut se refaire vacciner (rappel) pour maintenir la quantité d'anticorps à un niveau suffisant.

Pourquoi est-ce important de se faire vacciner ?
C’est se protéger SOI contre une série de maladies dont les complications peuvent être graves. On évite de développer ces maladies.

C’est ensuite diminuer le risque de contaminer d’AUTRES personnes qui ne peuvent recevoir de vaccin en raison de leur santé plus fragile : les personnes âgées, celles souffrant de pathologies chroniques, d’allergie à des composants du vaccin ou dont les défenses immunitaires sont affaiblies…

La vaccination permet d’éviter la réapparition de maladies, c’est l'immunité de groupe.

Une des plus extraordinaires aventures du génie humain
On estime entre 2 et 3 millions le nombre de vies sauvées chaque année grâce à la vaccination.

L’histoire de la vaccinologie moderne démarre avec Jenner, un médecin anglais, qui, en 1796, découvre que les microbes de la vaccine - une maladie bénigne des vaches - et de la variole - une maladie très contagieuse chez l’homme - sont très proches. Il a alors l’idée d’administrer le virus de la vaccine à un enfant pour l’immuniser contre la variole.

En 1885, Pasteur, docteur en sciences français, sauve un enfant mordu par un chien enragé en le vaccinant avec le microbe de la rage rendu inoffensif. C’est le 1er vaccin atténué. En l’honneur de Jenner, il invente le terme « vaccin ».

La liste des maladies combattues grâce à la vaccination n’a cessé de s’allonger : tuberculose (1921), diphtérie (1923), tétanos (1926), coqueluche (1926), grippe (1944), poliomyélite (1954), rougeole (1963), oreillons (1967), rubéole (1969), méningocoques A et C (1973), varicelle (1974), Haemophilus influenzae de type b (1981), infections à papillomavirus humain (2006), grippe saisonnière (2012)… 

​Pourquoi vacciner contre des maladies qui ont presque disparu ?
Si certaines maladies ne se rencontrent plus, les microbes qui les causent demeurent présents et lorsque le taux de vaccination n’est plus suffisant, elles ressurgissent çà et là…

La poliomyélite : chaque année, 200.0004 cas sont recensés. Elle est éradiquée en Belgique grâce à la vaccination obligatoire depuis 1967.

La rougeole : la vaccination sauve des millions de vies mais des personnes décèdent aujourd’hui encore de la rougeole (200.000 en 2019) en raison du relâchement de la couverture vaccinale.

La coqueluche : elle a encore causé 89.000 décès dans le monde en 2011. En Belgique, 1.098 cas ont été rapportés en 2019, contre 103 en 2011.

Des effets secondaires…
Comme tout médicament, les vaccins peuvent provoquer des réactions (fièvre, légère douleur, rougeur, durcissement au point d’injection…). Ces dernières disparaissent rapidement et ne nécessitent aucun traitement. Les effets secondaires graves sont heureusement extrêmement rares. En cas d’allergie à l’un des composants, une réaction est possible.

En cas de doute, il est toujours préférable de contacter votre médecin. Les effets indésirables peuvent être signalés par les professionnels de santé et les patients via le formulaire disponible sur www.notifieruneffetindesirable.be

​… aux effets désirables
La campagne de vaccination contre la Covid-19 est organisée gratuitement et sur base volontaire. Solidaris soutient cette campagne de vaccination pour 4 raisons. Elle permet de :

- vous protéger et éviter les formes sévères de la maladie ;
- protéger les autres et atteindre l’immunité collective ;
- soulager la pression sur le personnel des soins de santé et  des hôpitaux ;
- retrouver progressivement une vie normale et nos libertés.

Solidaris rappelle que les vaccins sont les médicaments les plus contrôlés, encore plus dans le contexte actuel de pandémie. Nous restons attentifs aux informations de pharmacovigilance pour la sécurité de toutes et tous ainsi qu’à l’évolution des connaissances concernant le vaccin et le virus.

Et indépendamment des préoccupations liées à la santé, la campagne de vaccination pose des questions plus politiques. Solidaris défend l’accessibilité du vaccin dans le monde entier et sans profit.

Signez la pétition ici pour rappeler à la Commission européenne son engagement à faire du vaccin COVID-19 un bien commun universel !

Plus d’infos sur jemevaccine.be ou sur vaccination-info.be, sites de référence sur la vaccination pour le public francophone belge et sur solidaris.be

Découvrez ici ​l'interview vidéo du Pr. Stéphane De Wit, Chef de Service des maladies infectieuses au CHU Saint-Pierre à Bruxelles.

Retrouvez toutes les infos pratiques de la campagne de vaccination sur le site de l'AViQ