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Covid : le suivi des contacts (tracing) se poursuit sur le terrain

Si leur mission a évolué, les agents de terrain chargés du suivi des contacts Covid sont toujours à pied d’œuvre. Le tracing est en effet un des trois piliers majeurs pour stopper l’épidémie, à côté des « gestes barrières » et de la vaccination. 

 
 
 

Un peu partout en Wallonie, des agents de terrain, mandatés par l’AViQ, l’Agence pour une Vie de Qualité, et coordonnés par les mutualités du pays, sont quotidiennement sur le terrain pour assurer le tracing des cas de Covid. « Le call center met d’abord tout en œuvre, pendant 48 heures, pour entrer en contact avec les personnes positives à la Covid, celles qui reviennent d’une zone rouge et encore celles qui sont « cas contact ». Si on n’arrive pas à les joindre, les agents vont sur le terrain pour essayer de les rencontrer », explique Valérie Bureau, responsable du Service Promo Santé chez Solidaris Centre, Charleroi et Soignies. « Parfois, le call center n’a pas réussi à les joindre parce qu’il y a un problème avec les coordonnées téléphoniques, parce que la personne ne parle pas français ou tout simplement parce que, a priori, la personne ne voit pas l’intérêt de collaborer », ajoute-t-elle. 

Sur l’ensemble de la Wallonie, une cinquantaine d’agents a cette mission d’aller chez les gens pour les informer. « Nos agents sont, souvent, des assistants sociaux. Ils ont le contact empathique et sont dans la bienveillance. Ils sont là pour donner un coup de main administratif, pour parler de prévention mais aussi, et c’est plus nouveau, de vaccination. C’est aussi important, pour endiguer la pandémie, de donner des sources d’informations fiables. Les agents ne sont pas là pour contrôler, pour être dans l’opposition ou le conflit. Ils ont un rôle de promotion de la santé ». 

  • Limiter la propagation

Comment sont-ils accueillis sur le terrain ? « Dans 90% des cas, je dirais que ça se passe bien. Il n’y a jamais eu d’incident. Les agents restent hors du domicile. Dans 10% des cas, c’est moins agréable mais rien de grave ». Ce que confirme Emerick Scieur qui est agent tracing sur le terrain. Quand on lui a demandé, il y a plus d’un an, de rejoindre l’équipe de terrain, il n’a pas hésité. « Le fait d’être impliqué dans cette mission en vue de limiter la propagation du virus m’a donné envie de me lancer dans ce nouveau métier et je ne le regrette absolument pas. On a pu constater, notamment, la détresse de personnes isolées qui nous parlent et on voit que ça leur fait beaucoup de bien », explique-t-il. « On est généralement bien accueilli. Parfois, certains sont contre le système et ont peur d’être « tracés ». Le contact direct avec nous peut aider à les rassurer. Nous sommes là pour expliquer aux gens que récolter les contacts est essentiel pour limiter la propagation du virus. Avec les nouveaux variants, c’est clair qu’on ne sait pas jusqu’à quand on aura cette mission. Elle devait être temporaire mais elle dure déjà depuis plus d’un an », conclut-il.


Laurence Briquet - SudPresse - 11/09/2021