Solidaris estime important de vous rappeler que, même en période de crise, nous ne vous demandons jamais d’information financière par téléphone. Ne communiquez donc jamais votre code bancaire à un tiers.

Province de Namur

Choix de région

Violences conjugales : des centres à votre écoute

De nombreuses femmes sont soumises aux violences conjugales. Trop souvent, elles ont peur de parler et de se confier. Or, il existe des centres spécialisés où elles trouveront écoute, accueil et conseils.


La violence à l’encontre des femmes est un problème majeur qui concerne tant la santé que les droits de la personne humaine. Que ce soit dans l’espace public ou la sphère privée au sein de l’espace familial, les femmes peuvent être exposées à des violences physiques, sexuelles, psychologiques, … trop souvent subies dans le silence comme une fatalité, voire même déniées par les victimes elles-mêmes.

Qu’entend-t-on par violences conjugales? D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, il s’agit de «tous les actes de violence dirigés contre une personne (cela ne concerne pas que les femmes, certains hommes peuvent aussi être victimes) et causant ou pouvant causer un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée». La violence conjugale est une relation de domination d’un partenaire ou ex-partenaire, hétérosexuel ou homosexuel, sur l’autre. Lorsque la violence s’exerce, le respect du conjoint et l’égalité disparaissent. Bien souvent, la victime se tait, elle a peur de parler, se sent coupable et honteuse, ne sait pas à qui s’adresser.

Les séquelles traumatologiques de tels actes sont importantes. Les violences constituent notamment un risque pour la santé mentale des victimes (dépressions, suicides, conduites addictives pour le tabac, l’alcool, les drogues ou les médicaments psychotropes).

Discrétion assurée

Heureusement, il y a des structures d’accueil pour aider les victimes. Il existe par exemple, le Centre 'Ça vaut pas l’coup', initié par le Centre de Planning Familial de la Province de Namur – Réseau Solidaris. «Pour les victimes de violences conjugales, le centre « ça vaut l’coup» propose une écoute en toute confidentialité, une aide pour les premières démarches et une orientation vers des services spécialisés. Il est situé au sein d’hôpitaux ou structures de soins, ce qui assure la discrétion (l’hôpital étant un endroit neutre où chacun peut se rendre librement) et un accès à des services médicaux (qu’il s’agisse d’un service d’urgence ou de médecins spécialisés)», explique Linda Culot, directrice du Centre de Planning Familial-Réseau Solidaris de la Province de Namur.

«Ça vaut pas l’coup» est un centre consacré aux violences conjugales lié au Centre de Planning Familial de la Province de Namur - Réseau Solidaris. Dans un souci de pouvoir garantir la proximité, il dispose de lieux d’accueil à Andenne, Beauraing, Ciney, Couvin, Dinant, Namur (au CHR), Philippeville, Sambreville (au CHR), Jemeppe Sur Sambre et Walcourt.

Accompagnement pour les démarches

 «Il s’adresse à toute victime de violences conjugales pour lui offrir un accueil dans une structure hospitalière ou extra-hospitalière. Cela inclut une écoute, du conseil et une orientation vers des services spécialisés. Il y a également un service boîte-aux-lettres en vue d’y déposer des certificats médicaux, extraits de compte, passeports… dans un lieu sécurisé. Ajoutons un accompagnement pour diverses démarches (se rendre à la police, dans un service spécifique…), une écoute téléphonique, un coaching thérapeutique le tout dans la confidentialité des entretiens et dans le respect des opinions. Parallèlement à cela, un large travail de sensibilisation est mené à destination des écoles et des professionnels », précise encore Linda Culot.

Les victimes peuvent donc s’y rendre en toute confiance pour bénéficier d’une aide et pour se sentir écoutées.

Laurence BRIQUET – Sud Presse – 10/11/2018

​Pour des informations sur les hébergements d’urgence, les aides juridiques et financières ainsi que les services à l’enfance: www.stopviolenceconjugale.be.
 

Suis-je concernée?

Des disputes, dans une vie de couple, ça arrive à tout le monde. On peut effectivement ne pas être d’accord et le manifester sans que cela s’apparente à de la violence conjugale. Par contre, si vous avez peur, si vous sentez que vous ne pouvez plus réagir sans que votre partenaire devienne violent, c’est que vous vivez probablement de la violence conjugale. Sachez en tout cas que la violence conjugale n’arrive généralement pas d’un coup. Elle s’installe progressivement et maintient le/la partenaire qui la subit dans un climat de tension et de peur.

Le cycle est souvent le même: une phase de lune de miel (durant laquelle l’agresseur demande pardon et la victime se sent mieux), une phase de construction des tensions (l’agresseur menace et la victime a peur), une phase d’explosion (l’agresseur explose, la victime est honteuse, triste et en colère) et, enfin, une phase de d’accalmie (au cours de laquelle l'agresseur accuse la victime de l’avoir provoqué tandis que la victime s’excuse). De quoi déstabiliser complètement les victimes…

Plus d’infosune ligne gratuite «écoute violences conjugales» 0800/30 030 renseigne les victimes sur les services d’aide qui existent dans leur région. Le centre «ça vaut pas l’coup» dispose, lui, d’un numéro de contact unique (081/777 162).