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​Michel Cymes, le Docteur Good !

En novembre prochain, Michel Cymes, Le médecin et animateur préféré des Français sera de passage à Liège dans le cadre du Festival International du Film de Comédie. A quel titre nous direz-vous ? Cette fois en tant que comédien… À cette occasion, nous l’avons intercepté avant sa visite belge ! Ce boulimique de projets revient sur son nouveau challenge « Dr Good » mais cet homme de média reste avant tout médecin dans l’âme… Démonstration !


 
 

Vous continuez à exercer, les contacts avec les patients sont-ils vitaux ?

Je pense que le jour où j’arrêterai d’exercer mon métier de médecin à l’hôpital sera un moment où j’aurai basculé dans autre chose et je veux garder ce contact avec les patients. J’ai dû arrêter la chirurgie, alors que c’était mon objectif mais la chirurgie on ne fait que ça ou on n’en fait pas. Pour moi, le contact est vital et ces contacts me maintiennent au plus près des préoccupations quotidiennes des gens. Et puis vous savez, la télé, c’est extraordinaire. C’est un milieu qui brille beaucoup, vous êtes fl atté toute la journée, tout le monde rit dès que vous ouvrez la bouche. Quand je suis à l’hôpital, je travaille avec mes patients, avec mes copains médecins et eux se foutent complétement que je sois à la télé. Cette réalité me permet presque de revenir dans un monde normal. 

Pourquoi avoir choisi d’exercer à l’hôpital plutôt qu’en cabinet privé ?

J’ai toujours pensé que je devais rendre à l’hôpital ce qu’il m’avait donné. Ma formation et le fait que je sois médecin aujourd’hui, je le dois à la formation hospitalière. Il est important pour moi de remercier le service public qui m’a formé. Et puis les médecins n’ont pas le droit de faire de la publicité. Indirectement, le fait de passer à la télé me fait de la pub. En travaillant à l’hôpital, que je vois un ou vingt patients, je ne gagne pas plus. Si j’exerçais dans le privé, on pourrait me reprocher mes activités dans les médias.

Vous êtes un grand pédagogue, quels sont vos secrets ? finalement, n’est-ce pas une qualité indispensable quand on pratique la médecine ?

Si. Aujourd’hui, je pense qu’un bon médecin est un médecin qui sait expliquer simplement à ses patients. Je crois que c’est indispensable. D’abord, parce que ça participe au traitement et à la guérison. Après je n’ai pas de secret ! Déjà quand j’étais interne, j’adorais expliquer avec des mots simples, en dessinant. Je me suis servi de cette facilité pour faire une carrière dans les médias mais je ne fais rien de plus que ce que je faisais au début de ma carrière quand j’étais face aux patients.

Aujourd’hui, internet est une source incontournable en matière de santé. en tant que médecin, quel regard portez-vous sur cette évolution ?

Je suis content quand des patients viennent me voir avec un minimum de connaissances médicales, ça me permet d’avoir un dialogue plus constructif avec eux.

Après, il y a Internet et Internet : si les gens surfent sur des sites sérieux et s’informent correctement, il n’y a pas de soucis. Par contre, si les gens s’échangent toutes les conneries que l’on peut trouver sur les forums alors là, il y a danger ! Internet est devenu un allié dans mon exercice quotidien à l’hôpital mais à condition que les gens fréquentent des sites recommandables.

Nous sommes de plus en plus informés, pourtant nous sommes toujours plus nombreux à être diabétiques, obèses. comment expliquer ce paradoxe ?

La vie quotidienne ne nous permet pas toujours d’appliquer tout ce que l’on sait. La lutte contre l’obésité et le diabète par exemple passe aussi et surtout par l’éducation. Si vous laissez les gamins bouffer des chips et des sodas devant un écran, sans faire d’activité physique…

S’ils sont submergés par la publicité prônant la malbouffe, vous aurez beau dire aux parents qu’il faut bouger etmieux s’alimenter, il sera compliqué de passer après en expliquant que ça n’est pas très bon pour la santé !

Et vous, quel type de patient êtes-vous ?

Je suis vigilant mais pas chiant ni hypocondriaque. Comme tous les médecins, j’analyse les symptômes, j’essaie de comprendre, et quand ça traîne, je vais voir ceux qui savent, c’est-à-dire les spécialistes après m’être un peu traité tout seul… (rires).

Docteur Good, c’est une nouvelle aventure. Répond-t-elle à un besoin de la part des patients ?

Je ne sais pas si c’était un besoin mais manifestement, vu le succès, on ne s’est pas trompé… Quand nous avons eu cette idée, tout le monde nous a dit : « vous êtes complétement malades, on ne lance plus de magazines de presse écrite aujourd’hui, on ne fait que du digital car tous les magazines se plantent ». Et nous pensions qu’il y avait un créneau qui est très bien résumé dans le titre. L’objectif est de parler de bien-être, de donner des conseils. C’est une manière de positiver la santé et ça marche !