Solidaris estime important de vous rappeler que, même en période de crise, nous ne vous demandons jamais d’information financière par téléphone. Ne communiquez donc jamais votre code bancaire à un tiers.

Mons - Wallonie Picarde

Choix de région

Handicap: il est temps de voir la vie en violet !

 

Ce 3 décembre, pour la journée internationale des personnes en situation de handicap, on porte un pin’s violet !

 
 
Il y a 27 ans, les Nations Unies ont proclamé le 3 décembre « journée internationale des personnes en situation de handicap ». Attribuer une journée internationale à la question des personnes en situation de handicap était alors une action essentielle pour promouvoir les droits et le bien-être de ces personnes dans toutes les sphères de la société et contribuer à la sensibilisation.

« Aujourd’hui, c’est encore le cas. Défendre une société inclusive et faire respecter la Convention ONU relative aux droits des personnes en situation de handicap est fondamental dans une Europe qui compte plus de 15% de personnes en situation de handicap et plus de 40% de personnes à mobilité réduite », explique Manon Cools, chargée de communication et d’éducation permanente à l’Association Socialiste de la Personne Handicapée (ASPH).

D’autant que les inégalités persistent et empêchent les personnes en situation de handicap de participer pleinement à la société comme tous les citoyens qui la composent. Ces inégalités se remarquent dès le plus jeune âge : « Déjà en crèches, les enfants en situation de handicap ou présentant des besoins spécifiques sont encore trop souvent exclus des crèches dites ordinaires. Pour réduire les préjugés et les appréhensions relatifs au handicap, l’inclusion doit s’opérer dès le plus jeune âge. C’est un important chantier, tout comme celui de l’enseignement, où la priorité est de ne plus orienter systématiquement ces enfants dans l’enseignement spécialisé, mais de privilégier un accompagnement adapté avec des aménagements raisonnables pour que l’enfant puisse rester dans son école. Cela permet de lutter contre la ségrégation de ce public et favoriser l’épanouissement des enfants », explique Ouiam Messaoudi, Secrétaire générale de l’ASPH.

Outil de sensibilisation

Au-delà de l’accompagnement dès le plus jeune âge, les difficultés relatives au handicap sont très nombreuses : précarité financière, logements accessibles trop peu nombreux, accès aux soins compliqué, transports publics non adaptés, droit à décider pour soi-même, accès à une vie digne (besoins élémentaires) ou encore difficulté d’accès à la formation et à l’emploi… « Un tiers des personnes en situation de handicap n’ont jamais réalisé de voyage à l’étranger ou participé à une excursion d’une journée. Ce sont des faits qui semblent inenvisageables pour tout un chacun. Et pourtant, il s’agit de leur réalité quotidienne », complète Ouiam Messaoudi. 

Ces constats sont difficiles. C’est pourquoi la sensibilisation est essentielle pour faire évoluer la société vers une société inclusive. Un outil de sensibilisation a été créé par l’ASPH, en collaboration avec plus d’une trentaine d’associations du secteur du handicap. « Il s’agit d’un pin’s violet, un cercle pour l’absolu et l’inclusion, une couleur, le violet pour l’unité, le peuple, la démocratie. Il rappelle que « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits » et que la personne en situation de handicap fait partie intégrante de la société », poursuit Manon Cools.

Le 3 décembre, c’est donc le moment de montrer son engagement et de marquer votre soutien à la défense des droits des personnes en situation de handicap et d’une société inclusive en portant le pin’s. Sinon, portez une touche de violet sur vous. 

Plus d’informations sur la journée du 3/12, sur www.asph.be


Quelques conseils citoyens pour bien réagir face au handicap 

Pour vivre l’inclusion au quotidien, adoptez « l’inclusive attitude ». C’est à dire :

  • Restez vous-même. Parlez directement à la personne en situation de handicap et non à la personne qui l’accompagne.
  • Une personne aveugle, elle, a besoin qu’on verbalise beaucoup pour d’expliquer ce qu’il se passe.
  • Ne décidez pas à la place de la personne, elle a le droit de décider par elle-même de ce qu’elle veut faire ou dire. Proposez de l’aide sans jamais l’imposer.
  • Si vous prévoyez d’accueillir quelqu’un en chaise roulante au travail ou à la maison, libérez les espaces de passage pour faciliter ses déplacements.
  • Soyez bienveillants, un handicap ne se voit pas forcément : 80 % des handicaps sont invisibles ! Il est important de ne pas porter de jugement sur le comportement de quelqu’un.
  • Pour inciter votre commune à s’engager en faveur de l’inclusion, rendez-vous sur www.asph.be pour découvrir comment faire signer la charte de l’inclusion de la personne en situation de handicap à votre commune. 

Du sport après un cancer : des cours gratuits dans certaines communes

Pratiquer une activité physique après un cancer a un impact positif tant sur le plan physique que psychique. Une expérience-pilote vient d’être lancée dans plusieurs communes…

Le CHU de Liège, l’ULiège, la Fondation contre le Cancer et les communes de Chaudfontaine, Ans et Waremme, en région liégeoise, viennent de lancer une expérience pilote qui pourrait donner des idées à d’autres communes. Ensemble, ils proposent une activité physique gratuite de proximité aux personnes qui sortent d’un cancer.

« Pratiquer une activité physique constitue un élément central de la réhabilitation post-cancer, avec un impact positif tant sur le plan physique que psychologique », explique le Pr Jean-François Kaux, chef du service de médecine physique du CHU de Liège. « Vivre un cancer éprouve la personne dans toutes ses facettes. Mobilisé contre le cancer, le corps peut se fragiliser, le niveau d’activité physique devenir faible alors que les traitements s’achèvent ».

Relation sociale

L’objectif est de totalement quitter la sphère hospitalière et de créer des centres « Sport après cancer » dans les communes. La volonté étant, dans l’expérience menée, d’ajouter une relation sociale de proximité et de faciliter l’activité physique en étant proche des gens. Dans ce cadre, des séances d’activités physiques encadrées par des kinés et préparateurs physiques spécialisés sont ouvertes gratuitement aux habitants des communes ayant présenté un cancer et dont le sport est recommandé par une ordonnance de leur médecin généraliste, en lien avec le cancérologue référent.

Enfin, notons que le CHU et l’ULiège développent un kit « communes » qui, si l’expérience-pilote est un succès, pourra être proposé à toutes les communes qui le souhaitent selon des modalités encore à déterminer. « Nous devons d’abord valider un modus operandi et trouver une formule de financement pour toucher le plus grand monde », conclut Annick Schoonbroodt pour la Fondation Contre le Cancer qui, avec les communes « sportives », finance et accueille l’expérience-pilote.


Laurence BRIQUET - SudPresse - 30/11/2019