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​Le harcèlement sexiste virtuel, ça existe !

La Fédération des Centres de Planning familial des Femmes Prévoyantes Socialistes lance une campagne pour lutter contre ce fléau

 
 
Pendant le confinement, les citoyens se sont tournés davantage vers le numérique avec tous les dangers et les dérives que cela peut comporter.

La période de (dé)confinement dû à la crise sanitaire a eu un réel impact sur notre vie sociale et nos manières de communiquer avec les autres. L’obligation de ne plus quitter son domicile (sauf en cas de besoins essentiels) a rompu toute forme de communications et de relations sociales ordinaires. Les citoyens se sont donc tournés davantage vers le numérique avec tous les dangers et les dérives que cela peut comporter.

Du coup, le harcèlement en ligne s’est accentué. « Durant la période de confinement, il y a eu une explosion du revenge porn. « Il s’agit d’un phénomène consistant en la divulgation publique, sur les réseaux sociaux ou des sites pornographiques, d’un contenu sexuellement explicite sur internet sans le consentement de la ou des personnes(s) apparaissant sur ce contenu », explique Eloïse Lalcourant, chargée de communication à la Fédération des Centres de Planning familial des Femmes Prévoyantes Socialistes. « L’ennui est évoqué comme l’une des raisons principales de l’explosion du revenge porn et de la multiplication de comptes « fishas », c’est-à-dire de faux comptes créés pour diffuser ces photos ».

  • Messages explicites 

Outre le revenge porn, le harcèlement sexiste en ligne peut prendre différentes formes comme les messages sexuellement explicites et non sollicités, les avances déplacées ou encore des propos dénigrants ou insultants voire haineux. Sans oublier les tentatives de piratage des comptes réseaux sociaux/messageries de la victime ou la diffusion d’informations privées.

Pour lutter contre cela, la Fédération des Centres de Planning familial des Femmes Prévoyantes Socialistes (FCPF-FPS) a lancé, durant l’été, une campagne mettant en lumière le harcèlement sexiste en ligne, intitulée « Le harcèlement sexiste virtuel, c’est RÉEL ! ».

Ce projet, mené dans le cadre de l’éducation permanente, s’adresse au grand public et a débuté avec la sortie de 6 planches BD diffusées sur le site internet, la page Facebook et le compte Instagram de la Fédération. Une manière ludique d’appréhender la thématique.

  • Prise de conscience

Via sa campagne « Le harcèlement sexiste virtuel, c’est RÉEL ! », la FCPF-FPS met en évidence que le harcèlement sexiste en ligne est massif. Ce phénomène vise toutes les femmes peu importe le milieu culturel, économique et social, et pas uniquement les femmes dites « visibles » en ligne, alors que l’accès à internet est un droit fondamental.

« Le harcèlement sexiste virtuel, c’est RÉEL ! » a pour objectifs principaux de conscientiser les citoyennes et les citoyens à l’existence du harcèlement sexiste et à la gravité des violences à l’égard des femmes en ligne, de déconstruire les idées reçues à propos du harcèlement sexiste en ligne mais aussi d’interpeller le monde politique et les réseaux sociaux pour qu’ils prennent des mesures afin de lutter efficacement contre ces violences », conclut Eloïse Malcourant.

Notons qu’en plus des planches de bande dessinée, une brochure d’informations est prévue. Ce support est complémentaire aux planches BD en ligne et s’adressera tant aux professionnels du secteur psycho-médico-social qu’au grand public. Elle sera disponible dès le mois de septembre en version papier auprès de l’équipe de la FCPF- FPS ou téléchargeable en format PDF sur le site web de la FCPF-FPS. Ces supports seront présentés lors d’une conférence sous forme de live Facebook en octobre 2020. Durant le dernier trimestre de cette année, une campagne d’affichage au sein de plusieurs gares en Wallonie et à Bruxelles est également prévue.

  • Victime ou témoin : comment réagir ?

En tant que victimes ou témoins de harcèlement sexiste en ligne, il y a plusieurs manières de réagir. Une des visées de la campagne « Le harcèlement sexiste virtuel, c’est ! » est de les mettre en exergue. Il n’y a ni bonnes, ni mauvaises manières de réagir face à un comportement harcelant.

La manière adéquate de réagir est celle avec laquelle la personne se sent la plus à l’aise. Les victimes pourront, par exemple, employer les stratégies comme la fuite, la confrontation, la dénonciation ou encore le rappel du cadre légal. En tant que témoin, il est possible de devenir un allié de la victime, par exemple, en signalant le profil ou le contenu du harceleur, en contactant la victime en privé ou encore en accompagnant la victime dans ses démarches.


Laurence Briquet - SudPresse - 29/08/2020