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​Suicide : 6 cas par jour en Belgique

Avec une moyenne de 6 suicides par jour, notre pays figure au cinquième rang européen des pays où il y a le plus important taux de suicides. Un pass dans l’impasse, centre de prévention du suicide et d’accompagnement, aide les personnes en détresse ainsi que leurs proches et organise plusieurs conférence-débats sur le sujet.


Avec un taux de 17,11 cas pour 100.000 habitants, notre pays figure à la triste cinquième place européenne des pays avec le plus haut taux de suicides (chiffres 2016, qui sont les plus récents disponibles) derrière la Lituanie (numéro 1), la Lettonie, la Slovénie et la Hongrie. « Chez les personnes de 15 à 44 ans, c’est même la première cause de décès avant les accidents de transport et la maladie », explique Thomas Thirion, responsable administratif et opérationnel chez « Un pass dans l’impasse » (Réseau Solidaris), à Saint-Servais. Cette asbl propose une approche spécialisée des problématiques du suicide et du deuil après suicide. Son équipe est composée d’une accueillante, d’un assistant social, de six psychologues dont la directrice thérapeutique, et d’un responsable administratif et opérationnel. Fort de son expérience, l’asbl est reconnue, depuis juillet 2013, en sa qualité de centre de référence en santé mentale spécifique « suicide ».

Tout le monde est concerné

Chaque jour, on estime que six personnes en moyenne se suicident en Belgique. En ce qui concerne les tentatives de suicide, elles sont quinze à vingt fois plus nombreuses que les suicides.

S’il est vrai que la problématique du suicide se manifeste différemment selon le genre ou la catégorie d’âge, toutes les couches de la population et toutes les classes sociales sont concernées. Et nous savons que cela se marque de façon particulièrement importante aux deux extrémités de l’existence : un nombre élevé de tentatives de suicide à l’adolescence et un taux élevé de décès par suicide chez les personnes âgées.

Les facteurs de risque sont nombreux : traumatisme(s), violences éducatives, carences affectives ou perte(s) précoce(s) mais aussi maltraitance, abus sexuels, mauvaise estime de soi…

Etablir une relation

Comment aider une personne en souffrance ? « Aller à la rencontre de l’autre permet d’établir une relation à l’intérieur de laquelle la personne, reconnue dans ce qu’elle vit de pénible, peut se déposer et se sentir moins seule face à sa situation », ajoute Thomas Thirion.

Si la personne communique des idées de suicide ou montre des comportements suicidaires, il faut avant tout l’écouter, ne pas la juger et ensuite reconnaître sa souffrance (« Je me rends compte que tu traverses des moments difficiles »),  rester authentique, ne pas s’engager au-delà de ses possibilités, ni se sentir responsable de la vie de l’autre. Enfin, ne pas rester seul, ni celui qui souffre, ni celui qui l’écoute. Ceci signifie qu’il faut en référer à d’autres (professionnels et/ou autres) pour soutenir la personne en souffrance.

Si vous êtes intéressés ou concernés par le sujet, sachez que de nombreuses conférences seront organisées dans les prochaines semaines, dans plusieurs villes du pays (lire par ailleurs).

Laurence BRIQUET – Sud Presse – 24/08/2019

A noter : Chez « Un pass dans l’impasse », des professionnels sont à votre disposition. Il suffit de prendre contact au 081/777.150. Plus d’infos sur : www.lesuicide.be


Agenda des prochaines conférences

Plusieurs conférences seront organisées dans les prochaines semaines par « Un pass dans l’impasse », en partenariat avec d’autres institutions.

  • A Tournai, une conférence-débat sera organisée, avec les Centres de Planning Familial des Femmes Prévoyantes Socialistes, le lundi 16 septembre 2019, à 19h, au Centre Mutualiste Tournaisien (la salle CMT) rue de Cordes 8, sur le thème « Génération excès : que se passe-t-il dans la tête de nos ados ? ».
  • La semaine suivante, sur le même thème, c’est à Mons, toujours en partenariat avec les Centres de Planning Familial des Femmes Prévoyantes Socialistes. Ce sera lundi 23 septembre 2019 à 19h à la salle Gendebien située au Boulevard Gendebien, 6.
  • Le jeudi 26 septembre 2019, à La Louvière, une conférence-débat sur « Peut-on prévenir le suicide ? », axée sur les jeunes, se donnera à 19h au CHU de Tivoli (Salle 3), située à l’Avenue Max Buset.
  • En octobre, à Louvain-la-Neuve, avec l’UCLouvain, ce sera une conférence-débat sur le thème « Evitons que le harcèlement scolaire ne mène au suicide » aura lieu le jeudi 10 octobre 2019 à 19h à la Fondation wallonne P-M et J-F Humblet (Salle Polyvalente 1er étage) située à Verte Voie, 20, à Louvain-la-Neuve.
  • A Charleroi, ce sera « Ados en détresse suicidaire : comment comprendre et réagir en tant que proche ? » , le jeudi 24 octobre 2019 à 19h à la Maison de l’Adolescent (La Mado) située au Boulevard Zoé Drion, 1.
  • A Liège, en partenariat avec l’ULiège, une conférence-débat autour notre façonnement sociétal et du bien-être psychologique qui en découle se tiendra sur le thème « L’entre-deux chez les 18-30 ans : trop de choix, tu chois ? » . Elle aura lieu le mardi 05 novembre 2019 à 19h à l’Auberge Simenon (Salle Lafontaine), rue Georges Simenon, 2 , à 4020 Liège

Pour toutes ces conférences, l’entrée est libre mais l’inscription est obligatoire.

Inscriptions et renseignements : 081/777.878 ou contact@info-suicide.be.