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Personnes en situation de handicap : faites valoir vos droits

​L’ASPH de Liège accompagne des personnes en situation de handicap qui souhaitent se faire entendre et donner leur avis. Depuis mai 2017, l’Association Socialiste des Personnes Handicapées (ASPH) accompagne des personnes en situation de handicap dans diverses réunions en province de Liège où leurs droits sont évoqués.

 

Faire entendre ses droits quand on est une personne en situation de handicap n’est pas toujours chose aisée. A Liège, l’Association Socialiste des Personnes Handicapées (ASPH) a décidé de lutter contre ça. Elle a mis en place au sein de ses activités et différentes instances, il y a 2 ans et demi, le concept d’autoreprésentation. 

De quoi s’agit-il ? « Cela fait déjà plusieurs années que nous accompagnons certains bénéficiaires dans ce processus d’autoreprésentation. La première fois que nous avons travaillé avec des autoreprésentant(e)s, c’était en mai 2017. Deux d’entre eux ont accompagné notre animatrice à la Commission Communale Consultative des Personnes Handicapées de la Ville de Liège (CCCPH) », explique Marie-Pierre Marichal, Responsable de l’ASPH de Liège. 

« L’autoreprésentation concerne toute personne qui souhaite se faire entendre, donner son avis sur des sujets et des décisions qui le ou la concerne. Cela permet de parler en son propre nom. Dans notre cas, il suffit d’avoir plus de 18 ans, d’être en situation de handicap et d’avoir envie de participer à la vie citoyenne de son milieu de vie et/ou de faire respecter ses droits », ajoute-t-elle. 

Quatre personnes accompagnées

Pour le moment, l’ASPH accompagne 4 personnes sur l’année lors de différentes réunions. Certaines à la CCCPH de Liège, d’autres aux Commissions subrégionales de l’AViQ Liège, Verviers et Huy-Waremme ou encore au Collectif 03/12.

« Nous créons aussi des groupes de travail pour réaliser des projets ponctuels comme, par exemple, une demande d’évaluation de l’accessibilité d’un environnement ou encore une demande de sensibilisation au handicap. Dans ce cas, les personnes en situation de handicap interviennent en tant qu’expertes et nous font part de leur avis sur la question, par rapport à leurs difficultés. C’est aussi de l’autoreprésentation. Placer la personne au cœur d’un projet qui la concerne et ne pas parler à sa place, avec notre regard de personne sans handicap », poursuit Marie-Pierre Marichal. 

Envie de s’impliquer

Pour devenir auto-représentant(e), il faut bien évidemment avoir envie de s’impliquer, avoir la capacité de communiquer, de développer son esprit critique et de donner un avis. « Mais ce sont des éléments sur lesquels nous travaillons au fur et à mesure, que la personne n’a pas forcément développés au moment où nous commençons à travailler avec elle ».

« Concrètement, l’objectif d’une auto-représentant(e) est de faire valoir son savoir expérientiel, car qui de mieux qu’une personne en situation de handicap pour faire part de sa réalité, pour proposer des pistes de solution, amener des constats afin de faire évoluer la société dans le bon sens ? Il est temps de rendre la juste place à ce public trop souvent ignoré, et de faire valoir leur expertise à sa juste valeur », conclut-elle. 


 

Laurence BRIQUET - SudPresse - 01/02/2020