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Pro Santé

Nos représentants au Parlement européen doivent choisir le camp de la santé publique (23/09/2014)

Le président Juncker a décidé de transférer la compétence des médicaments et des technologies médicales de la Direction-Générale Santé vers la Direction-Générale de l’Industrie et du Marché intérieur. Cette décision est inacceptable.

Différents scandales ces dernières années, comme celui des implants PIP et les prothèses de hanche en métal, ont en effet démontré qu’une politique qui fait prévaloir l’intérêt économique sur celui de la santé publique constitue une menace pour la sécurité de nos patients.

La santé publique doit prévaloir sur l’intérêt de l’industrie pharmaceutique. La mission du Commissaire à l’Industrie et au Marché intérieur est de promouvoir la compétitivité de l’industrie et de l’économie européenne. Or les intérêts des patients et ceux de l’industrie peuvent entrer en conflit, par exemple dans des domaines importants tels que l’établissement du prix des médicaments et l’information aux patients. Les médicaments et les dispositifs médicaux ne sont pas des produits de consommation ordinaires car ils sont essentiels pour la santé de la population. C’est la raison pour laquelle il doit appartenir au Commissaire à la Santé de mener une politique adéquate dans ce domaine, en privilégiant la promotion et la protection de la santé publique. 

Les représentants des patients et des consommateurs – la Ligue des Usagers des Services de Santé, le Collège Intermutualiste National, la Vlaams Patiëntenplatform et Test-Achats – appellent donc nos représentants belges au Parlement européen à choisir le camp de la santé publique en refusant cette proposition du président Juncker et en demandant que la compétence des médicaments et des dispositifs médicaux demeure là où elle doit être, soit auprès du Commissaire de la Santé.