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Les astuces pour éviter l’obésité infantile : quand faut-il s’inquiéter ?

L’obésité infantile est une réalité. Comment la repérer et quelles solutions y apporter ? 

 

​Sophie Reip est diététicienne, responsable du service diététique à la clinique André Renard, en région liégeoise. Elle voit régulièrement arriver des enfants en surpoids. 

« Je ne peux pas vous parler de hausse ou d'évolution mais si on se réfère aux trois derniers mois de consultation en diététique à la Clinique André Renard, environ 15% des patients étaient âgés de moins de 18 ans  », explique-t-elle.

Selon une enquête Sciensano datant de 2018, 19 % des jeunes belges ( 2-17 ans) sont en surpoids et 5,8% sont obèses. Selon l’OMS, en 40 ans,  le nombre d’enfants et d'adolescents obèses a été multiplié par 10. 

A partir de quand faut-il s’inquiéter pour son enfant ? « Pour savoir si un enfant est obèse ou en surpoids, on se base sur l’IMC (Indice de Masse Corporelle) mais attention, les normes ne sont pas les mêmes que pour des adultes.Il faut reporter le résultat du calcul de l’IMC (poids/taille au carré) sur les courbes de percentiles, en tenant compte de l’âge et du sexe de l’enfant.  Au-delà du percentile 97, on considère l’enfant comme obèse. Il est conseillé de vérifier deux à trois fois par an l'évolution de la courbe de corpulence pour s’assurer qu’elle ne présente pas d’ascension brutale », ajoute Sophie Reip.

D’autant que l’obésité a des conséquences sur la santé. « Les enfants en surpoids ou en obésité auront plus de risques de souffrir, à plus ou moins long terme, de certaines pathologies comme la résistance à l'insuline qui peut conduire à un diabète de type 2. Il est aussi possible de développer de l'hypercholestérolémie, des problèmes articulaires ou encore des troubles respiratoires comme l’asthme ou les apnées du sommeil. Le bien-être psychologique et la santé mentale peuvent aussi être impactés plus ou moins profondément, suite à une mauvaise image et estime d’eux-mêmes mais aussi à cause des moqueries, voire du harcèlement dans le pire des cas ».

Si on constate des problèmes d’obésité pour son enfant, il faut en parler avec un professionnel. « Le mieux, c’est d’abord d’en parler avec un médecin qui connait l’enfant comme le pédiatre ou le médecin traitant. L’enfant est également suivi, chaque année, à la visite médicale scolaire et donc le PSE peut alerter les parents sur l’évolution de son poids. Après, le médecin pourra conseiller un suivi diététique ou un bilan chez un endocrinologue, par exemple ». 

Et les parents dans tout cela, quel est leur rôle ?  « Dans le cadre d’un suivi diététique, il est important de ne pas nuire à la croissance de l’enfant. On évitera donc les restrictions trop strictes et les régimes au profit d’un rééquilibrage alimentaire », note encore la diététicienne. Et puis, il est important de mettre de bonnes habitudes en place. « Le plus important c’est tout d’abord le choix des boissons. L’eau est la meilleure alliée. Il faut absolument éviter les jus de fruits (même pressés ou 100% pur jus), les sodas et les sirops. Il faut éviter au maximum le grignotage et privilégier des collations saines comme des fruits, des légumes, des produits laitiers et des biscuits riches en céréales. Ensuite, il faut veiller à ce que l’enfant bouge suffisamment et ne reste pas sédentaire, en pratiquant une activité physique qui lui plaît et en diminuant le temps passé devant les écrans. Bien manger ne suffit pas, il faut aussi bien respecter un cadre avec 3 repas par jour, selon des horaires adaptés.  Le déjeuner est très important et pourtant, selon une enquête alimentaire de 2014, 10 % des enfants et plus de 30% des adolescents ne déjeunent pas.  De plus, c'est important de montrer le bon exemple. C’est pourquoi il est essentiel de montrer l’exemple en mangeant en famille et en impliquant les enfants dans la préparation des repas. Il n’est pas non plus conseillé de manger devant la TV car l’esprit est occupé à autre chose. On ne ressent alors pas assez tôt la satiété et on mange plus ». 

Enfin, soyez attentif au sommeil de votre enfant. Un enfant qui ne dort pas assez aura tendance à avoir envie de grignoter et de manger plus. Autant le savoir…

 

Laurence Briquet - SudPresse - 21/08/2021